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Documents  ORGANISATION DU TRAVAIL | enregistrements trouvés : 87

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U V

- pp. 13-38

... et comment les personnes peu qualifiées perdent de plus en plus l'accès à un emploi...

ORGANISATION DU TRAVAIL ; FORMATION EN MILIEU DE TRAVAIL ; RELATION ALPHABETISATION EMPLOI

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U V

- 512 p.
ISBN 978 2 7654 0971 7

BIBLIOTHEQUE ; ORGANISATION DU TRAVAIL ; ACCUEIL

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Cinq thèmes pour ces quatre DVD
I. 68 d'abord, l'instant où tout s'est joué... Mai, c'est l'instant d'ambiguïté où la société de consommation hésite à refuser son destin et finalement, faute d'espérance, s'y précipite.
II. L'entreprise, le lieu d'où le cancer a métastasé. La logique du management y a dévoyé l'activité économique, perverti les relations sociales ...
III. Après l'entreprise, la deuxième étape : la conquête de la vie sociale par le management ... Comment le travail est dépouillé de sa signification humaine. Comment des mots comme réalisme, respect, savoir, deviennent des slogans racoleurs. Que veut-on faire de l'homme occidental ? Et lui, que veut-il faire de sa liberté ?
IV. Après la mise en tutelle de l'économie et la domestication de la vie sociale, l'annexion des intériorités : tel a toujours été le schéma de la colonisation. N'est-il pas hypocrite de prêcher la morale et l'éthique quand on laisse le cynisme le plus grossier et le plus agressif disposer du monde comme d'un jouet ? ...
V. L'éducation, l'enseignement, la formation : la solution, si vraiment on la désire, viendra de là. Mais il ne peut s'agir de réformes de surface, de convenance, d'opportunité. S'appuyant sur des pensées aussi différentes que celles de Proudhon et de Maritain, Jean Sur plaide pour une révolution radicale de l'éducation qui, avant de former des travailleurs, doit former des citoyens et, avant de former des citoyens, doit former des personnes humaines. Arracher l'éducation à l'emprise de l'utilité immédiate, aux intérêts économiques, à la dictature de l'actualité, au formalisme technique. Casser l'absurde contradiction par laquelle, comme le chien retourne à son vomi, on ne cesse de faire et de refaire confiance à ce pragmatisme et à cet utilitarisme dont on se plaît à décrire la perversité. Transmettre le goût de la parole libre, rendre son souffle à la pensée et leur volume aux relations humaines : le reste n'est que dressage, conditionnement animal. Cette révolution a inspiré Jean Sur dans son métier de formateur. Il nous en raconte le cheminement.
Les deux citations placées en tête de Résurgences décrivent la démarche de Jean Sur. La première, de Léon-Paul Fargue, est pessimiste sur l'avenir de nos sociétés : " Je voyais que tout devenait rien ". La seconde, du grand poète québécois Gaston Miron, renverse la perspective : " Je suis arrivé à ce qui commence ".
Contradiction apparente, car le passage du pessimisme à l'optimisme ne doit rien aux progrès dont se prévaut la modernité, mais à l'obligation qui lui est faite par son propre échec de se ressourcer dans ses origines diverses, de pratiquer le " recours à l'antre " dont parlait Jacques Berque, l'une des grandes références de Jean Sur, de redonner à l'imaginaire sa dimension métaphysique et de rendre ainsi aux individus l'accès à une intériorité dont une propagande multiforme travaille à leur interdire l'accès. Rien de nostalgique là-dedans. Le contraire plutôt, un appel passionné à l'expression comme chemin de liberté, comme seule possibilité d'ouverture, comme seule base sérieuse d'une société nouvelle.
Cinq thèmes pour ces quatre DVD
I. 68 d'abord, l'instant où tout s'est joué... Mai, c'est l'instant d'ambiguïté où la société de consommation hésite à refuser son destin et finalement, faute d'espérance, s'y précipite.
II. L'entreprise, le lieu d'où le cancer a métastasé. La logique du management y a dévoyé l'activité économique, perverti les relations sociales ...
III. Après l'entreprise, la deuxième étape : la conquête de la vie sociale par le ma...

POLITIQUE ; PENSEE CRITIQUE ; ANALYSE DU DISCOURS ; ORGANISATION DU TRAVAIL ; VIOLENCE ; PHILOSOPHIE DE L'EDUCATION ; PROJET DE SOCIETE

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Une dizaine de chômeurs et chômeuses racontent pourquoi et comment ils ont décidé de ne plus aller travailler. Après avoir fréquenté plus ou moins longtemps le monde du travail, ces hommes et femmes ont fui l'usine, l'entrepôt ou le bureau, bien décidés à ne plus accepter les règles de la guerre économique contemporaine. Loin de l'image du chômeur accablé ou déprimé, ces "sans-emploi qui n'en demandent pas pour autant" expliquent ouvertement pourquoi ils cherchent à s'épanouir en dehors du monde du travail, avec peu de ressources mais en disposant de temps à profusion. Une dizaine de chômeurs et chômeuses racontent pourquoi et comment ils ont décidé de ne plus aller travailler. Après avoir fréquenté plus ou moins longtemps le monde du travail, ces hommes et femmes ont fui l'usine, l'entrepôt ou le bureau, bien décidés à ne plus accepter les règles de la guerre économique contemporaine. Loin de l'image du chômeur accablé ou déprimé, ces "sans-emploi qui n'en demandent pas pour autant" expliquent ouvertement ...

ORGANISATION DU TRAVAIL ; CHOMAGE ; TEMOIGNAGE

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U V

- 208 p.
ISBN 2 01 170508 8

"Le but de l'accompagnement est d'amener l'accompagné à touver comment dépasser les causes de ses difficultés, à retrouver le goût de la réussite", via notamment, la prise de conscience et gestion mentale.

GESTION MENTALE ; ESTIME DE SOI ; RELATIONS INTERPERSONNELLES ; ORGANISATION DU TRAVAIL ; EVALUATION DES BESOINS

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V

- 233
ISBN 978-2-7071-6443-8

Par Cédric Frétigné [1]

Les règles de gestion qui prévalent dans les différents secteurs de la vie économique sont-elles opérantes dans le domaine du travail social ? Bien qu'il révoque en doute l'assertion selon laquelle de tels principes de gestion ont vocation « naturelle » à s'appliquer aussi au travail social, Michel Chauvière n'en constate pas moins leur claire pénétration dans l'ensemble des sphères de l'action sociale. Ce mouvement, subsumé sous le néologisme « chalandisation », comporte deux dimensions principales : la promotion d'une « hypergestion » (p.203) dans les structures spécialisées dans l'intervention sociale et médico-sociale ; l'intériorisation et l'adoption, par les responsables et encadrants, d'un « langage gestionnaire, concurrentiel et financier ».

Quels sont les signes de ce passage d'une logique marquée du sceau de la solidarité nationale et de l'assurance à une logique fondée sur la marchandisation du social ? Michel Chauvière n'a finalement que l'embarras du choix tant les coups de force de la logique gestionnaire se sont multipliés ces dernières années. Le plus significatif est peut-être le glissement, dans le vocabulaire même, de la personne (à prendre en compte/en charge) à l'usager (doté de droits/à satisfaire). L'auteur montre que la rhétorique de l'usager conduit à faire du bénéficiaire d'une intervention un « client final » qu'il s'agit, pour les Pouvoirs publics, de solvabiliser. Afin que la consommation de social satisfasse aux canons de l'activité économique, il importe de susciter une demande et de générer une forme de marché émergent. Le secteur de l'« aide à la personne » en constitue une illustration emblématique.

Michel Chauvière observe également que la soumission au code des marchés publics (impliquée par l'adoption de la Loi organique relative aux lois de finances - LOLF), en lieu et place de l'application du régime de la subvention ou de la convention, introduit désormais une concurrence effrénée entre les opérateurs de l'action sociale, les contraignant à raisonner suivant des critères dont on peut interroger la pertinence dans le registre du social : efficience, culture de résultats tangibles (quantitatifs donc...). Avec la régionalisation de la formation professionnelle et la mise en concurrence, là encore, des organismes de formation, la préparation aux métiers du social entre aussi dans le domaine des activités lucratives. En réponse aux nouveaux impératifs de la commande publique, les formations se « professionnalisent », au sens où elles sont désormais étroitement liées aux préceptes gestionnaires : de plus en plus de contenus « pratiques » consacrés à la conduite de projets ou à l'analyse financière, de moins en moins de séquences dédiées à l'histoire du travail social, à sa philosophie, etc.

Last but not least, obnubilés par la « qualité » telle qu'elle est normalisée dans des chartes et autres manuels, les acteurs décisionnaires du champ de l'action sociale finissent par substituer des normes gestionnaires aux principes qui donnaient leur sens aux professions du social. « Au nom de la qualité, précise Michel Chauvière, on réorganise [aussi], à grand renfort de prescriptions normatives, les conditions même de la professionnalité, en disputant ce droit aux professions elles-mêmes et aux lieux de formation. Tous sont sommés d'intégrer le nouvel ordre des pratiques et de renoncer aux régulations obsolètes : relationnelles, cliniques ou simplement compréhensives. Ces nouveaux outils composent un triptyque : ex ante : les référentiels et les schémas ; in itineris : les bonnes pratiques ; ex post, l'évaluation » (p.63).

Le titre de l'ouvrage est particulièrement explicite et informe, d'emblée, sur la thèse qui supporte l'argumentation : la logique gestionnaire actuellement promue signe, à terme, la mort du travail social tel qu'il existe et se pratique encore aujourd'hui. Aux tentatives d'introduction de nouvelles légitimités qui aboutissent, in fine, à dénaturer l'action des intervenants sociaux, Michel Chauvière oppose, non sans une dose de normativité parfaitement assumée, la nécessité de promouvoir la figure du citoyen (plutôt que celle de l'usager), de donner sa place à l'action collective (et non à la défense de droits individuels concédés par les Pouvoirs publics mais difficilement opposables) et de replacer la logique de service public au coeur des politiques sanitaires et sociales (pour parer aux dérives de la chalandisation et de leur marchandisation).

Michel Chauvière cède-t-il au catastrophisme ? Au fond, la réponse à cette interrogation cèle l'appréciation que le lecteur peut porter sur l'ouvrage. Assurément, la thèse paraît parfois unilatérale et on souhaiterait que Michel Chauvière fasse état des mouvements contraires et des forces d'opposition qui ne manquent pas de se manifester, notamment au niveau des intervenants sociaux « de terrain » eux-mêmes. Comment réagissent-ils aux atteintes qui sont portées à leur identité professionnelle, à leurs pratiques d'intervention ? Ceci dit, les analyses de Michel Chauvière attestent, sans ambiguïtés, que les mutations de l'action sociale voulues par les Pouvoirs publics font système. Il est manifeste que les principes gestionnaires vident de sa substance ce qui était fondateur du travail social : une approche clinique, fondée sur le colloque singulier, doublée d'une prise en charge si possible globale. La « chalandisation » décrite et dénoncée par l'auteur met ainsi à mal les équilibres précaires auxquels le travail social avait péniblement réussi à aboutir, après qu'on l'ait accusé de tous les maux dans les années 1970.

[1] Maître de conférences en sciences de l'éducation, Université Paris-Est Créteil
Par Cédric Frétigné [1]

Les règles de gestion qui prévalent dans les différents secteurs de la vie économique sont-elles opérantes dans le domaine du travail social ? Bien qu'il révoque en doute l'assertion selon laquelle de tels principes de gestion ont vocation « naturelle » à s'appliquer aussi au travail social, Michel Chauvière n'en constate pas moins leur claire pénétration dans l'ensemble des sphères de l'action sociale. Ce mouvement, ...

ACTION SOCIALE ; HISTOIRE SOCIALE ; POLITIQUE SOCIALE ; PENSEE CRITIQUE ; ORGANISATION DU TRAVAIL ; VIE ASSOCIATIVE

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