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Documents  LAHIRE Bernard | enregistrements trouvés : 11

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U V

- 298 p.

Pourquoi à conditions de vie égales, certains réussisssent leur scolarité et d'autres pas L'auteur propose une thèse originale basée d'une part sur les notions de capital culturel, de transmisssion ou d'héritage et d'autre part sur la description et l'analyse des modalités de socialisation familiale ou scolaire.

CULTURE POPULAIRE ; FAMILLE ; IMMIGRATION ; PSYCHOLOGIE ; SOCIALISATION ; ECHEC SCOLAIRE

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y

- 778 p.
ISBN 978 2 707104928 2

De caricatures en vulgarisations schématiques des travaux sociologiques, on a fini par penser que nos sociétés, marquées par le maintien de grandes inégalités sociales d'accès à la culture, étaient réductibles à un tableau assez simple : des classes dominantes cultivées, des classes moyennes caractérisées par une " bonne volonté culturelle " et des classes dominées tenues à distance de la culture. Dans ce livre qui combine solidité argumentative et ampleur du matériau empirique, Bernard Lahire propose de transformer cette vision simpliste. Il met ainsi en lumière un fait fondamental : la frontière entre la " haute culture " et la " sous-culture " ou le " simple divertissement " ne sépare pas seulement les classes sociales, mais partage les différentes pratiques et préférences culturelles des mêmes individus, dans toutes les classes de la société. Il montre qu'une majorité d'individus présentent des profils dissonants qui associent des pratiques culturelles allant des plus légitimes aux moins légitimes. Si le monde social est un champ de luttes, les individus sont souvent eux-mêmes les arènes d'une lutte des classements, d'une lutte de soi contre soi. Une nouvelle image du monde social apparaît alors, qui ne néglige pas les singularités individuelles et évite la caricature culturelle des groupes. De caricatures en vulgarisations schématiques des travaux sociologiques, on a fini par penser que nos sociétés, marquées par le maintien de grandes inégalités sociales d'accès à la culture, étaient réductibles à un tableau assez simple : des classes dominantes cultivées, des classes moyennes caractérisées par une " bonne volonté culturelle " et des classes dominées tenues à distance de la culture. Dans ce livre qui combine solidité argumentative ...

DIFFERENCES CULTURELLES ; ESTIME DE SOI ; STATISTIQUES ; SOCIOLOGIE

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U V

- 182 p.
ISBN 9782707188601

La sociologie a mauvaise presse. Il suffisait de lire et d'entendre certains commentateurs après les attentats de novembre pour prendre la mesure du rejet diffus et obsessionnel dont elle fait l'objet. Un rejet indexé à la prétendue "excuse" que son discours serait censé porter. Cette science est accusée de justifier ou d'excuser tout à la fois le terrorisme, la délinquance, les troubles à l'ordre public, le crime, les incivilités ou l'échec scolaire.

"Accusée d'excuser", selon la formule de Bernard Lahire dans son nouvel essai Pour la sociologie, cette science du social est ainsi largement mise en examen aujourd'hui. De Philippe Val à Manuel Valls, nombreux sont ceux qui affirment sans cesse ne pas croire à la culture de l'excuse sociologique, comme s'ils refusaient d'essayer de comprendre et d'éclairer les logiques d'un acte individuel, fût-il objectivement monstrueux. Sans être nouveau, déjà perceptible depuis le milieu des années 1990 (Tony Blair, à l'avant-garde d'une gauche européenne sécuritaire, déclarait dès 1998 vouloir "rompre avec la culture de l'excuse", dans la lutte contre la délinquance), ce rejet de la culture de l'excuse se répand de plus en plus depuis un an. IN http://www.lesinrocks.com/2016/01/04/idees/les-regles-de-la-methode-sociologique-11795583/


VOIR AUSSI critique complète in https://lectures.revues.org/20101
La sociologie a mauvaise presse. Il suffisait de lire et d'entendre certains commentateurs après les attentats de novembre pour prendre la mesure du rejet diffus et obsessionnel dont elle fait l'objet. Un rejet indexé à la prétendue "excuse" que son discours serait censé porter. Cette science est accusée de justifier ou d'excuser tout à la fois le terrorisme, la délinquance, les troubles à l'ordre public, le crime, les incivilités ou l'échec ...

SOCIOLOGIE

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y

- 340 p.
ISBN 9782707175557

Au moment où l'Homme est plus en plus souvent conçu ou rêvé comme un être isolé, autonome, responsable, opposé à « la société », contre laquelle il défendrait son « authenticité » ou sa « singularité », les sciences sociales ont plus que jamais le devoir de mettre au jour la fabrication sociale des individus. Car le social ne se réduit pas au collectif ou au général, mais gît dans les plis les plus singuliers de chaque individu.
Dans ce petit livre conçu pour rendre plus largement visible le sens général de son travail, Bernard Lahire soumet à la critique les discours sur la « montée de l'individualisme » et la figure de l'homme « libre et autonome » au coeur de nos mythologies contemporaines, expose les raisons de l'exclusion de l'individu du champ des sciences sociales et la manière dont il est possible de sortir de raisonnements erronés pour faire de l'individu singulier un véritable objet sociologique en tant qu'être en permanence socialisé. L'ouvrage se conclut par un dialogue avec les sciences cognitives qui, en mettant en lumière les phénomènes de plasticité cérébrale et la manière dont nos expériences sociales s'inscrivent bel et bien dans nos cerveaux, nous rappellent que les individus ne perçoivent, ne pensent ou n'agissent qu'en tant que dépositaires de l'ensemble des formes d'expérience faites en fonction de leurs places et de leurs situations dans le monde social.
Au moment où l'Homme est plus en plus souvent conçu ou rêvé comme un être isolé, autonome, responsable, opposé à « la société », contre laquelle il défendrait son « authenticité » ou sa « singularité », les sciences sociales ont plus que jamais le devoir de mettre au jour la fabrication sociale des individus. Car le social ne se réduit pas au collectif ou au général, mais gît dans les plis les plus singuliers de chaque individu.
Dans ce petit ...

SOCIOLOGIE ; MILIEU INSTITUTIONNEL ; NEUROSCIENCES ; ESTIME DE SOI ; CLASSE SOCIALE

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y

- 372 p.
ISBN 2 7071 3154 7

"Un ouvrage iconoclaste, qui fait nécessairement réagir. Le sociologue s'attaque ici au problème de l'illettrisme, ou plus exactement affirme qu'il s'agit d'un problème " fabriqué ". Analysant de nombreux textes, en particulier ceux d'ATD Quart Monde, qui sont à la base de la création du concept, mais aussi de l'AFL, de A. Bentolila, etc., sans craindre ce qu'on peut considérer comme des amalgames (les positions " lettrées " de D. Sallenave n'ont pas grand-chose à voir avec la revendication de " lecturisation " de l'Association française pour la lecture !), B. Lahire pourfend les imprécisions, les confusions des discours, le manque de rigueur (par exemple dans l'évaluation quantitative du phénomène). Il s'indigne devant la perception des " victimes " de cet illettrisme, trop souvent, selon lui, peints en nouveaux barbares incapables de raisonner, voire de penser, proie facile pour le fascisme ou les fanatismes. Cette représentation, pour B. Lahire, est celle d'une élite (ou prétendue telle) pour qui, finalement, " la culture légitime, et tout particulièrement la culture scolaire générale, est devenue la mesure de toute chose, y compris de la vertu " (p. 312). De plus en plus, la réflexion sociale serait recouverte par une domination du " culturel ". " La fantastique promotion d'un problème tel que celui de l'illettrisme apparaît comme un symptôme, parmi d'autres, de cette nouvelle centralité de la culture dans la perception du monde social et de ses problèmes. "

Bien entendu, tout le long du livre, le lecteur (non illettré !) a envie de réagir : l'auteur ne semble-t-il pas en fait nier le problème (si c'en est un !), sous-estimer la gravité effective de la non-maîtrise de la langue, laquelle n'est pas du tout équivalente chez le jeune qui a passé de nombreuses années à l'école et chez le paysan indien qui n'a jamais fréquenté l'apprentissage de l'écrit ? Ne juge-t-il pas trop facilement d'en haut, stigmatisant (à son tour) les actions militantes concrètes à partir de formulations peut-être maladroites (pathos inévitable de toute parole engagée ?). B. Lahire pose lui-même la question, anticipant les critiques et reproches, dans le dernier chapitre " sociologie critique et illettrisme " Ses réponses nous satisfont-elles pour autant ?

En tout cas, nous avons envie d'approfondir le débat. D'abord en donnant la parole à un auteur particulièrement malmené dans cet ouvrage, et qui par ailleurs fait autorité sur la question : Alain Bentolila. Nos colonnes sont aussi ouvertes à Bernard Lahire ou à d'autres points de vue... "

Recension par Jean-Michel Zakhartchouk parue dans le N° 381 des Cahiers pédagogiques de février 2000

À signaler : un livre récent sur le sujet : Face à l'illettrisme, enseigner l'écrit à des adultes, Véronique Leclercq, ESF éditeur, 1999. Un livre pour comprendre et agir, par une universitaire engagée dans la formation, qui a le mérite de nous proposer une vraie réflexion didactique et linguistique autour de la question de l'illettrisme.


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La réaction d'Alain Bentolila
Auteur de De l'illettrisme en général et de l'école en particulier, Plon, 1996. Professeur de linguistique.

Bernard Lahire consacre une centaine de pages de son dernier livre à une critique partiale et malveillante de certains de mes textes et discours ; il n'a pas eu la décence de m'en avertir ni même de me faire parvenir un exemplaire de cet ouvrage. Ce livre, au titre provocateur, " L'invention de l'illettrisme ", rappelle d'ailleurs un rapport qui fut commandé à Bernard Lahire par le GPLI (groupe permanent de lutte contre l'illettrisme) dont il préside, depuis quelques années, le comité scientifique.

Faute d'avoir obtenu du monde politique les missions qu'il a sollicitées, Bernard Lahire s'en est octroyé une : traquer ceux qui, selon lui, auraient accaparé un pouvoir intellectuel qui lui revenait de droit en vertu de son statut autoproclamé de " savant ". Je me retrouve ainsi dans le même train que Bourdieu, Meirieu, Besse et quelques autres ; en bonne compagnie et en bonne place : celle du principal accusé. Que me reproche notre Saint-Just ? Tout simplement d'avoir monté artificiellement en épingle un phénomène sans existence réelle à seule fin d'occuper le devant de la scène. J'aurais été de ceux qui ont inventé le concept d'illettrisme pour briller dans les salons parisiens et sur les plateaux de télévision. Monsieur Lahire ne me connaît pas ; qu'il sache que c'est dans les écoles que je passe l'essentiel du temps que me laissent mes travaux universitaires et que je sélectionne très soigneusement les médias qui me sollicitent.

Au long de cent pages lourdes et répétitives, Bernard Lahire instruit donc un procès exclusivement à charge. À l'aide de citations coupées de leur contexte et de propos indirectement recueillis, il s'acharne à dénoncer le culte exagéré que je vouerais à la langue, la multiplicité suspecte de mes activités, mon goût pervers pour l'évaluation et la mesure et enfin, la stigmatisation et le mépris que je manifesterais pour les illettrés. Mon style même, auquel il reproche un excès de métaphores et de points d'exclamation, n'échappe pas à sa vindicte ; il est vrai que la grise monotonie du sien le met à l'abri de toute critique. Mais considérons avec le sérieux qu'elles méritent chacune de ces quatre accusations.

J'avoue volontiers avoir pour la langue un intérêt tout particulier. Mais il ne s'agit pas de la curiosité du linguiste, de l'inclination de l'esthète et encore moins de l'exigence hautaine du puriste. Ce qui me passionne dans la langue n'est pas l'élégance et les normes, mais la capacité que devrait posséder chaque citoyen de transmettre à l'autre sa pensée de la façon la plus juste et la plus précise, et d'ouvrir en retour son intelligence à la pensée de l'autre avec autant de bienveillance que d'exigence. La vraie question, la seule digne d'intérêt, est de savoir comment distribuer de façon équitable le pouvoir linguistique afin que certains ne soient pas exclus de la communauté de parole de lecture et d'écriture. C'est pourquoi lorsque j'insiste sur le fait que l'insécurité linguistique peut rendre vulnérable aux discours et aux textes sectaires et intégristes, je veux signifier que l'imprécision des mots et des structures rend difficiles la réfutation, la critique et la mise en cause. Que Bernard Lahire interprète cela comme l'établissement d'un lien de causalité entre illettrisme et extrémisme est tout simplement navrant : Hitler n'était évidemment pas illettré et les individus en difficulté de lecture n'adhèrent pas, fort heureusement, au Front National. J'assure tout aussi volontiers travailler énormément et mener avec quelques compagnons un certain nombre de projets dont l'utilité sociale est incontestable. Mon engagement auprès du général Fassier pour donner une seconde chance aux jeunes dont la JAPD détecte chaque année des difficultés de lecture me paraît utile. La création et l'animation du Réseau des observatoires locaux de la lecture, fondé sur l'échange et la mutualisation des moyens pédagogiques, ne le sont pas moins ; le dispositif installé dans les maisons d'arrêt, le travail entrepris au sein de la PJJ a donné plus d'efficacité aux actions éducatives. L'importance de ces activités, toutes bénévoles, autorise-t-elle Bernard Lahire à en répéter la liste avec une étrange insistance chaque fois qu'il mentionne mon nom dans son livre ? Ce procédé relève de la propagande et de l'anathème ; historiquement marqué, il n'est pas à l'honneur de qui l'utilise.

J'ai une conscience claire de la valeur relative des mesures ; je sais combien il faut se méfier de ces coups de sonde ponctuels, et je n'utilise les chiffres de l'illettrisme qu'avec infiniment de précaution. Cependant, il me semble important de pouvoir opposer à ceux qui veulent faire de l'école un bouc émissaire des chiffres raisonnables qui affichent en toute transparence les modalités de leur obtention. Les mesures sur un grand nombre d'individus ne prétendent pas analyser les difficultés, elles tentent avec le maximum de rigueur et de contrôle d'être un signal et de faire un premier constat ouvrant à de nécessaires analyses individuelles infiniment plus fines et plus riches. Reste enfin l'accusation infâme du mépris que je manifesterais pour les illettrés ; reste enfin l'allusion inacceptable à propos d'une soi-disant mise en cause de leur humanitude. Bernard Lahire laisse entendre à l'abri de quelques modalisations prudentes (" il me semble clair " ; " on peut facilement en déduire ") que je compare les jeunes adultes illettrés aux grands singes bonobos de Tanzanie. Malgré le dégoût que m'inspirent ces insinuations, il convient de les analyser. L'auteur s'appuie sur des propos que j'aurais tenus lors d'une conférence publique à laquelle il n'avait pas assisté. Philippe Meirieu m'avait invité à l'université de Lyon-2 à parler du pouvoir du verbe. J'y ai souligné l'écart irréductible qui sépare le verbe humain [1] de toutes les formes de communication animale. Je développais l'idée suivante : l'humain commence à l'aube de la bataille collectivement engagée pour dépasser les contraintes de l'espace et du temps. Le jour où s'ouvre le paradigme du futur et du temps. Le jour enfin où cet être vivant et mortel ose dire l'infini et l'éternel. Être ici et dire l'ailleurs, être maintenant et dire " demain ", " hier ", ou " peut-être ", tel est l'extraordinaire pouvoir que le verbe donne à tous les hommes. En cela, la langue suggère, par la responsabilité qu'elle nous donne, qu'un chaînon manque sans doute dans l'évolution des espèces. Tel est le fond de ma pensée et il faut une immense malveillance et une manifeste malhonnêteté pour rapprocher cette pensée singulière des difficultés de lecture et d'écriture que subissent certains enfants ou certains adultes.

Alors, pourquoi tant de haine ? Pourquoi gaspiller autant de temps, d'énergie et de pages à tenter besogneusement de dénigrer les travaux et la pensée des autres ? N'y a-t-il pas mieux à faire quand, chaque année, soixante-quinze mille jeunes gens et jeunes filles sortent du système scolaire en difficulté de lecture, d'écriture et souvent de parole ? Alain Bentolila

Résumé
L'illettrisme fait désormais partie des grands problèmes sociaux publiquement reconnus. Depuis l'invention du néologisme, à la fin des années 1970, on a assisté à une importante mise en avant de ce problème. Mais entre la réalité des inégalités d'accès à l'écrit, qu'il ne s'agit pas de nier, et les discours qui sont censés en parler, le rapport n'a, pour Bernard Lahire, rien d'évident. C'est en tout cas ce qu'il entend démontrer en analysant les grandes phases de la construction publique du problème en France, mais aussi et surtout, la rhétorique des discours sur l'illettrisme. S'appuyant sur un corpus très étendu, il retrace l'histoire de 'l'invention' collective de l'illettrisme, qui a engendré, par la magie d'un intense travail symbolique, un 'problème social'. La sociologie de l'illettrisme est, pour l'auteur, un moyen de prendre distance par rapport aux présupposés et aux pièges des discours ordinaires. Son travail permet de saisir le poids et la nature des représentations de l'écrit dans nos pays, ainsi que des processus de stigmatisation qu'induit la valorisation sociale de la culture lettrée
"Un ouvrage iconoclaste, qui fait nécessairement réagir. Le sociologue s'attaque ici au problème de l'illettrisme, ou plus exactement affirme qu'il s'agit d'un problème " fabriqué ". Analysant de nombreux textes, en particulier ceux d'ATD Quart Monde, qui sont à la base de la création du concept, mais aussi de l'AFL, de A. Bentolila, etc., sans craindre ce qu'on peut considérer comme des amalgames (les positions " lettrées " de D. Sallenave ...

ANALPHABETISME--DEFINITION ; CULTURE DE L'ECRIT

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