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Documents  SOCIOLOGIE DU TRAVAIL | enregistrements trouvés : 19

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- 248 p.
ISBN 9782707195395

Dans La Société autophage, Anselm Jappe s'intéresse au sujet narcissique-fétichiste, qu'il identifie comme la subjectivité propre au capitalisme de crise. La " critique de la valeur " élargit ici son discours à la sphère des structures psychiques, à la recherche du sujet même de la fétichisation de la marchandise. Ce livre s'adresse à tous ceux qui se préoccupent de la " pulsion de mort " de la société actuelle et qui pensent qu'elle est le résultat d'une véritable crise de civilisation.

Le mythe grec d'Érysichthon nous parle d'un roi qui s'autodévora parce que rien ne pouvait assouvir sa faim 5 punition divine pour un outrage fait à la nature. Cette anticipation d'une société vouée à une dynamique autodestructrice constitue le point de départ de La Société autophage. Anselm Jappe y poursuit l'enquête commencée dans ses livres précédents, où il montrait 5 en relisant les théories de Karl Marx au prisme de la " critique de la valeur " 5 que la société moderne est entièrement fondée sur le travail abstrait et l'argent, la marchandise et la valeur.
Mais comment les individus vivent-ils la société marchande ? Quel type de subjectivité le capitalisme produit-il ? Pour le comprendre, il faut rouvrir le dialogue avec la tradition psychanalytique, de Freud à Erich Fromm ou Christopher Lasch. Et renoncer à l'idée, forgée par la Raison moderne, que le " sujet " est un individu libre et autonome. En réalité, ce dernier est le fruit de l'intériorisation des contraintes créées par le capitalisme, et aujourd'hui le réceptacle d'une combinaison létale entre narcissisme et fétichisme de la marchandise.
Le sujet fétichiste-narcissique ne tolère plus aucune frustration et conçoit le monde comme un moyen sans fin voué à l'illimitation et la démesure. Cette perte de sens et cette négation des limites débouchent sur ce qu'Anselm Jappe appelle la " pulsion de mort du capitalisme " : un déchaînement de violences extrêmes, de tueries de masse et de meurtres " gratuits " qui précipite le monde des hommes vers sa chute.
Dans ce contexte, les tenants de l'émancipation sociale doivent urgemment dépasser la simple indignation contre les tares du présent 5 qui est souvent le masque d'une nostalgie pour des stades antérieurs du capitalisme 5 et prendre acte d'une véritable " mutation anthropologique " ayant tous les atours d'une dynamique régressive.
Dans La Société autophage, Anselm Jappe s'intéresse au sujet narcissique-fétichiste, qu'il identifie comme la subjectivité propre au capitalisme de crise. La " critique de la valeur " élargit ici son discours à la sphère des structures psychiques, à la recherche du sujet même de la fétichisation de la marchandise. Ce livre s'adresse à tous ceux qui se préoccupent de la " pulsion de mort " de la société actuelle et qui pensent qu'elle est le ...

marxisme ; ECONOMIE ; SOCIOLOGIE DU TRAVAIL ; marchandisation (société marchande) ; PSYCHANALYSE ; VIOLENCE

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U V

- 134 p.
ISBN 9782200248208

Ce volume expose les fondements, les orientations et les objets de la sociologie du travail. Il récapitule les épisodes caractéristiques de la mise au travail depuis l'industrialisation, les techniques d'organisation de la production et leurs modes d'emploi, au-delà des entreprises. Il restitue les analyses des divisions et des points communs entre les travailleurs. Il confronte les identités professionnelles à la dynamique des conflits et des tensions du marché de l'emploi. Sont ainsi mis en lumière les acquis, les débats classiques et les prolongements actuels de la sociologie du travail, indispensables pour évaluer les changements et les continuités des structures du salariat. Ce volume expose les fondements, les orientations et les objets de la sociologie du travail. Il récapitule les épisodes caractéristiques de la mise au travail depuis l'industrialisation, les techniques d'organisation de la production et leurs modes d'emploi, au-delà des entreprises. Il restitue les analyses des divisions et des points communs entre les travailleurs. Il confronte les identités professionnelles à la dynamique des conflits et des ...

SOCIOLOGIE DU TRAVAIL ; HISTOIRE SOCIALE ; ORGANISATION DU TRAVAIL ; SYNDICAT ; EMPLOI

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- 158 p.

Avec Taylor, le « père » de l'organisation scientifique du travail, les ouvriers devenaient un rouage passif, astreint à une stricte conformité aux consignes et modes opératoires. Leur travail devait se dérouler indépendamment de leur état d'esprit, de leurs états d'âme et de leurs savoirs.

Le management moderne semble aux antipodes d'une telle orientation. Il clame sa volonté de reconnaître la dimension humaine des salariés, mise sur leur subjectivité, leur personnalité et tend à « psychologiser » les rapports de travail.

Pourtant Danièle Linhart soutient que la logique reste la même : dans les deux cas, s'organise en réalité une disqualification des métiers, de la professionnalité, de l'expérience qui tend à renforcer la domination et le contrôle exercés par les dirigeants. Le résultat est le même : un travail qui perd son sens, qui épuise. Pire encore, le travail moderne précarise subjectivement les salariés, qui, constamment mis à l'épreuve, sont conduits à douter de leur propre valeur et légitimité.

En rapprochant Taylor des managers modernes, l'auteur questionne cette idéologie qui prend de plus en plus de place dans la réalité du travail telle qu'elle se dégage à travers ses propres enquêtes et celles des spécialistes en sciences sociales du travail.
Avec Taylor, le « père » de l'organisation scientifique du travail, les ouvriers devenaient un rouage passif, astreint à une stricte conformité aux consignes et modes opératoires. Leur travail devait se dérouler indépendamment de leur état d'esprit, de leurs états d'âme et de leurs savoirs.

Le management moderne semble aux antipodes d'une telle orientation. Il clame sa volonté de reconnaître la dimension humaine des salariés, mise sur leur ...

SANTE MENTALE ; ORGANISATION DU TRAVAIL ; SOCIOLOGIE DU TRAVAIL

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ISBN 978-2-36012-034-5.

Résumé
Depuis les années 1930, les sociologues du travail se demandent pourquoi les ouvriers ne travaillent pas plus. Michael Burawoy se demande quant à lui pourquoi les ouvriers travaillent aussi dur, et ce qui les fait consentir à leur propre exploitation. Pour tenter de répondre à ces questions, il a travaillé près d'une année à la chaîne d'une usine de moteurs de la banlieue de Chicago. Aux antipodes d'une vision patronale de la sociologie du travail, Produire le consentement mêle descriptions ethnographiques et théorie du procès de travail capitaliste.
Michael Burawoy y analyse le procès de production comme un jeu dont les travailleurs élaborent eux-mêmes les règles, et montre que cet ensemble de pratiques informelles construisant un espace de travail en partie contrôlé par les ouvriers, loin d'atténuer l'exploitation, la renforce. Produire le consentement, qui s'est imposé comme un classique de la sociologie du travail depuis sa parution en 1979, n'avait jamais été traduit en français.
Commentaire critique
... S'il n'est pas possible de restituer ici, faute de place, tous les éléments de l'argumentation de cet ouvrage de Burawoy -ce qui est aussi une incitation à le lire !-, on se bornera à mentionner pour conclure deux prolongements au texte initial de la thèse à l'instar des « bonus » de dvd. Il s'agit d'une part d'un court appendice lumineux appliquant son modèle théorique à l'évolution de l'organisation de la production minière en Zambie avant et après la décolonisation (officielle) ­ son premier terrain d'enquête avant celui de la thèse-, et d'un article paru en 2004 dans La Nouvelle revue du travail dans lequel Burawoy revient sur son propre texte de manière critique, pointant lui-même ses propres points aveugles, à commencer par son incapacité à percevoir alors que le régime de capitalisme qu'il décrit en 1979 est sur le point d'être lui-même renversé par la révolution néolibérale et remplacé par ce qu'il va qualifier de « despotisme hégémonique » beaucoup plus coercitif... la suite sur https://lectures.revues.org/19656
Résumé
Depuis les années 1930, les sociologues du travail se demandent pourquoi les ouvriers ne travaillent pas plus. Michael Burawoy se demande quant à lui pourquoi les ouvriers travaillent aussi dur, et ce qui les fait consentir à leur propre exploitation. Pour tenter de répondre à ces questions, il a travaillé près d'une année à la chaîne d'une usine de moteurs de la banlieue de Chicago. Aux antipodes d'une vision patronale de la sociolo...

CAPITALISME ; SOCIOLOGIE DU TRAVAIL ; IDEOLOGIE ; marxisme ; TEMOIGNAGE ; ORGANISATION DU TRAVAIL ; SYNDICAT ; DISCRIMINATION EN EMPLOI ; PROJET DE SOCIETE ; POLITIQUE

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- 193 p.
ISBN 9782915346947

Chefs de projets, médiateurs, agents de développement, chargés de mission... des métiers qui ne sont plus "nouveaux" depuis plusieurs décennies mais qui demeurent bien entourés de "flou" se sont multipliés dans l'action publique. Flou de la prescription avec des injonctions très globales comme le développement économique ou la cohésion sociale, flou des positions dans l'organisation, flou des statuts d'emploi et finalement flou de l'identité et du métier. Pour comprendre ce phénomène, l'ouvrage part d'un constat empirique fait à partir de nombreuses enquêtes dans les secteurs de l'aménagement et du développement local, de l'environnement et de l'action sociale. Des fonctionnaires vont bien au-delà d'une simple application des réglementations dont ils ont la charge. Ils semblent reconstruire l'action publique à la base en tirant parti de ressources diverses comme s'ils prenaient eux-mêmes en charge les problèmes. S'il y a "prise en charge" et non "application", c'est que la matière de l'action publique "résiste" et que les finalités publiques ne peuvent être atteintes que par un travail singulier. C'est l'efficacité de l'intervention publique qui se joue alors dans ce travail. L'action publique se trouve alors ordonnée par les "soucis" qui orientent collectivement ces agents publics dans chaque secteur. La bureaucratie ne saurait cependant demeurer en reste et ne cesse de tenter de réinvestir cet espace non contrôlé en multipliant les "dispositifs" qui s'entrecroisent et s'accumulent sans jamais mettre fin à la nécessité de cette prise en charge par un travail. Il se dessine alors les éléments d'une sociologie de la tension entre la prise en charge autonome par les agents et ces dispositifs. Chefs de projets, médiateurs, agents de développement, chargés de mission... des métiers qui ne sont plus "nouveaux" depuis plusieurs décennies mais qui demeurent bien entourés de "flou" se sont multipliés dans l'action publique. Flou de la prescription avec des injonctions très globales comme le développement économique ou la cohésion sociale, flou des positions dans l'organisation, flou des statuts d'emploi et finalement flou de l'identité et ...

IDENTITE PROFESSIONNELLE ; ORGANISATION DU TRAVAIL ; SOCIOLOGIE DU TRAVAIL ; SERVICES PUBLICS ; ACCOMPAGNEMENT SOCIAL ET PROFESSIONNEL

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- 198 p.
ISBN 9782915346541

Au travail, les manifestations verbales (orales comme écrites) des salariés sont toujours l'objet d'une prescription : que ce soit pour interdire la parole comme l'a fait le taylorisme, pour la restreindre, ou pour en formater la production comme le font aujourd'hui les centres d'appels. Face à ces normes, les salariés développent un ensemble de pratiques langagières qui fonctionnent comme autant de contre-normes : plaisanteries, rires, inventions lexicales, bavardages, etc. Josiane Boutet propose la notion de « vie verbale au travail » pour rendre compte de toutes ces manifestations conflictuelles de l'expression langagière ­ exploitée, reconnue, autorisée, valorisée, interdite, etc. Elle fait fonctionner cette notion comme analyseur du travail humain et de son évolution, depuis la Révolution industrielle du XIXe siècle jusqu'au travail actuel des services. Les données analysées sont dès lors de nature diverse : corpus d'archives comme les Règlements d'atelier (1788-1933) ou le Journal lyonnais L'Echo de la Fabrique (1831-1834) ; statistiques contemporaines ; dialogues professionnels issus d'enquêtes de nature ethnographique en centres d'appels. L'auteure, qui se situe dans les approches théoriques de l'interactionnisme social (Volochinov, Bakhtine, Vygotski), propose ainsi une conception anthropologique des relations entre les deux plus importantes praxis humaines, parler et travailler Au travail, les manifestations verbales (orales comme écrites) des salariés sont toujours l'objet d'une prescription : que ce soit pour interdire la parole comme l'a fait le taylorisme, pour la restreindre, ou pour en formater la production comme le font aujourd'hui les centres d'appels. Face à ces normes, les salariés développent un ensemble de pratiques langagières qui fonctionnent comme autant de contre-normes : plaisanteries, rires, ...

SOCIOLINGUISTIQUE ; COMMUNICATION ORALE ; COMMUNICATION ECRITE ; SOCIOLOGIE DU TRAVAIL ; POUVOIR ; IDENTITE PROFESSIONNELLE ; HISTOIRE SOCIALE

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