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Documents  SOCIOLOGIE DU TRAVAIL | enregistrements trouvés : 18

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y

- 416 p.
ISBN 978-2130619574

Résumé
Emile Durkheim met en évidence deux formes de solidarité sociale: la solidarité mécanique, fondée sur les similitudes, et la solidarité organique, fondée sur la division du travail. Les formes pathologiques de la division du travail, qui cessent d'engendrer la solidarité, sont également analysées.
Il analyse « le rôle que les groupements professionnels sont destinés à remplir dans l'organisation sociale des peuples contemporains ». Constatant le développement des fonctions économiques dans la société, il plaide pour une moralisation et une normalisation des relations entre les différents acteurs de la vie économique.
Commentaire critique
"Comment se fait-il que, tout en devenant plus autonome, l'individu dépende plus étroitement de la société?", s'interroge Durkheim. Observant pour cela le développement de la division du travail dans les sociétés contemporaines, il se demande si celle-ci n'est pas "la source, sinon unique, du moins principale de la solidarité sociale".
Pour Durkheim, le lien social n'est pas le résultat d'un contrat social, c'est-à-dire de décisions individuelles créant une société politique comme le pensait Jean-Jacques Rousseau. Se mettre d'accord suppose en effet déjà l'existence de règles communes (une langue, des conventions). Durkheim reprend plutôt l'analyse d'Auguste Comte qui voit dans la division du travail autre chose qu'un phénomène purement économique: c'est "la condition la plus essentielle de la vie sociale", puisque "la répartition continue des différents travaux humains" oblige les individus à participer à une oeuvre commune, la solidarité sociale.
Contrairement à Adam Smith, Durkheim ne réduit donc pas la division du travail à une spécialisation professionnelle. Il estime qu'elle concerne toutes les activités humaines: il envisage ainsi les effets de la division sexuelle du travail sur la solidarité conjugale. La spécialisation croissante des sexes (aux femmes les fonctions affectives et la sphère familiale, aux hommes la sphère professionnelle et les fonctions intellectuelles) conduit d'ailleurs, selon lui, à une différenciation des cerveaux entre les deux sexes: démonstration pseudo-scientifique qui révèle des préjugés dont Durkheim n'est pas parvenu à se départir.
La solidarité sociale peut être étudiée par "son symbole visible": le droit. En classant les différentes formes du droit retenues par les juristes, Durkheim met en évidence l'existence de deux formes de solidarité. Il distingue le droit "répressif" (ou pénal), qui est l'ensemble des règles ayant pour objectif d'infliger une peine au criminel pour venger l'outrage fait à la société, et le droit "restitutif", dont les règles visent au maintien et au rétablissement de la vie sociale (droit civil, commercial...).
Dans les sociétés segmentaires ou primitives, où la division du travail est faible, la cohésion sociale est assurée par la "solidarité mécanique", qui s'appuie sur les similitudes unissant les individus selon le proverbe "qui se ressemble s'assemble" et sur le droit répressif: le crime qui frappe un individu touche les fondements de la société tout entière, du fait des similitudes entre les individus. L'individualité y est nulle et la conscience collective (croyances communes d'un groupe) recouvre exactement les consciences individuelles.
La solidarité mécanique s'oppose à la "solidarité organique", qui s'appuie sur la différenciation des tâches au sein des sociétés modernes et sur le droit restitutif. L'affaiblissement de la conscience collective au profit des consciences individuelles est la conséquence de cette différenciation. Cependant, dans la division du travail, l'autonomie individuelle est toute relative: "Même dans l'exercice de notre profession, nous nous conformons à des usages, à des pratiques qui nous sont communes." Cette phrase montre que Durkheim n'a jamais considéré ces deux formes de solidarité comme antinomiques.
Le passage d'une forme dominante de lien social à une autre, c'est-à-dire d'une société fondée sur la solidarité mécanique à une société fondée sur la solidarité organique, s'explique pour lui par le progrès de la division du travail. Avec l'accroissement de cette dernière et la complexité croissante de la société, les règles de droit s'étendent et reposent de plus en plus sur un droit restitutif et coopératif. Ce qui est illustré par le développement des recours aux contrats.L'extension de la division du travail n'est pas liée aux avantages (rendement, production plus diversifiée et en plus grande
quantité) qu'on peut en tirer. Pour Durkheim, on ne peut expliquer, comme le fait Herbert Spencer, les causes d'un fait social par les effets qu'il produit et par des déterminants individuels et psychologiques. Il donne plutôt une explication démographique: c'est la "condensation progressive des sociétés au cours de leur développement historique" qui favorise la division du travail. Quand l'augmentation de la "densité de population" favorise celle des interactions au sein d'une population (la "densité morale"), comme c'est le cas lorsque des villes et des voies de communication (chemin de fer,
routes...) se forment et se développent, alors le progrès de la division du travail devient une nécessité... / Monique Abellard -... http://www.alternatives-economiques.fr/print_article2.php?lg=fr&id_p...
1 sur 2 21/11/2009 10:48

Table des matières http://classiques.uqac.ca/classiques/Durkheim_emile/division_du_travail/division_travail_tdm.html
Résumé
Emile Durkheim met en évidence deux formes de solidarité sociale: la solidarité mécanique, fondée sur les similitudes, et la solidarité organique, fondée sur la division du travail. Les formes pathologiques de la division du travail, qui cessent d'engendrer la solidarité, sont également analysées.
Il analyse " le rôle que les groupements professionnels sont destinés à remplir dans l'organisation sociale des peuples contemporains ". Constat...

ORGANISATION DU TRAVAIL ; CLASSE SOCIALE ; ETHIQUE ; DROITS ; PSYCHOLOGIE SOCIALE ; SOCIOLOGIE DU TRAVAIL ; ACTION COMMUNAUTAIRE

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U V

- 383 p.
ISBN 2-8004-1067-1

Par quel enchantement les travailleurs sont-ils devenus des opérateurs experts ? Sous le règne de la qualité totale, ateliers et bureaux sont saisis par le culte du savoir. Partout, des compétences sans précédent sont mobilisées. On ne parle plus d'exécuter des tâches, mais de résoudre des problèmes ou de gérer des situations. Est-ce la crise qui embellit l'image du travail ? Il suffit de chercher des signes de connaissance pour en découvrir. Mais les obstacles traditionnels de la sociologie du travail ne sont pas surmontés pour autant. Il fallait passer au crible les pratiques de recherche pour le démontrer. Sur le terrain, rien ne permet de décider que le travail est objectivement plus complexe qu'avant. C'est toujours la valeur relative de chaque tâche qui lui donne son contenu et rend visible ou invisible un savoir.
critique complète in https://www.persee.fr/doc/rfsoc_0035-2969_1996_num_37_2_5701
Par quel enchantement les travailleurs sont-ils devenus des opérateurs experts ? Sous le règne de la qualité totale, ateliers et bureaux sont saisis par le culte du savoir. Partout, des compétences sans précédent sont mobilisées. On ne parle plus d'exécuter des tâches, mais de résoudre des problèmes ou de gérer des situations. Est-ce la crise qui embellit l'image du travail ? Il suffit de chercher des signes de connaissance pour en découvrir. ...

SOCIOLOGIE DU TRAVAIL ; HABILETES

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U V

- 244 p.
ISBN 9782843032646

Résumé Claude Didry, chercheur en sociologie, rend compte ici des dynamiques historiques du droit et du travail, telles qu'elles se déploient de la Révolution française jusqu'à nos jours. Cette analyse permet de prendre la pleine mesure de la rupture que représente l'adoption d'un code du travail dans la France de la Belle Époque. Elle permet de saisir le contrat de travail comme la base des coopérations durables et innovantes entre ouvriers, ingénieurs et techniciens, dont sortiront tout à la fois les industries et les grandes luttes sociales du XXe siècle. Ce droit nouveau ne se réduit pas à un empilement irrationnel de protections présentées aujourd'hui comme désuètes, mais institue le travail comme une activité sociale définie par un temps, la durée légale, et un lieu, l'établissement. On comprend dès lors que la remise en cause de ce droit ne peut qu'accentuer les dérives d'un capitalisme financier qui déstabilise les entreprises, en portant atteinte, dans sa substance même, au travail.
Cette grande fresque historique conduit à redécouvrir l'importance du droit du travail dans la vie des salariés, et à proposer de le prolonger par une sécurité sociale industrielle qui remettrait le travail au centre de l'entreprise et de la société.
Critique in https://journals.openedition.org/nrt/3151
Résumé Claude Didry, chercheur en sociologie, rend compte ici des dynamiques historiques du droit et du travail, telles qu'elles se déploient de la Révolution française jusqu'à nos jours. Cette analyse permet de prendre la pleine mesure de la rupture que représente l'adoption d'un code du travail dans la France de la Belle Époque. Elle permet de saisir le contrat de travail comme la base des coopérations durables et innovantes entre ouvrier...

HISTOIRE SOCIALE ; SOCIOLOGIE DU TRAVAIL ; CAPITALISME ; DROIT DU TRAVAIL

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y

- 150 p.
ISBN ISBN 978-2-84867-593

Marx considère le concept de « force de travail » comme un élément crucial de sa critique de l'économie politique, le concept étant indissociable de celui de survaleur. Il estime qu'en parlant de « prix du travail », faute d'avoir su distinguer le travail et la force de travail, l'économie politique classique s'est enfermée « dans des errements et des contradictions insolubles ». Sur cette confusion conforme aux représentations communes, reposent d'après lui « toutes les mystifications du mode de production capitaliste, toutes ses illusions de liberté ». À travers ce qui semble n'être qu'une simple question de mots, se trouvent ainsi en jeu des implications théoriques, idéologiques et politiques d'importance. Mais loin d'être acquis d'emblée, le concept de « force de travail » ne parvient à sa formulation explicite chez Marx qu'au terme d'une appropriation critique du discours des économistes qui s'étend sur une quinzaine d'années. Envisager au plus près des textes, des Manuscrits de 1844 au Capital, le travail théorique (avec ses hésitations) à travers lequel s'élabore ce concept, c'est, en adoptant un angle privilégié, restituer le mouvement qui conduit d'une critique philosophique fondée sur la notion de travail aliéné à la théorie proprement marxienne du mode de production capitaliste. C'est d'autre part, se donner les moyens de saisir l'enjeu des débats que le concept de force de travail suscite aujourd'hui encore parmi les philosophes et les économistes. Marx considère le concept de « force de travail » comme un élément crucial de sa critique de l'économie politique, le concept étant indissociable de celui de survaleur. Il estime qu'en parlant de « prix du travail », faute d'avoir su distinguer le travail et la force de travail, l'économie politique classique s'est enfermée « dans des errements et des contradictions insolubles ». Sur cette confusion conforme aux représentations communes, ...

marxisme ; ECONOMIE ; POLITIQUE ; PHILOSOPHIE SOCIALE ; SOCIOLOGIE DU TRAVAIL

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y

- 536 p.
ISBN 978-2-915378-23-8

Le 1er Mai, en dépit de ses points faibles, de sa tendance à des manifestations stériles, conventionnelles, infécondes, d'une part, à des manifestations bruyantes, spectaculaires, sectaires d'autre part, comme à ces déformations qui, en le sclérosant, l'éloignent de son principe originel, reste une des plus nobles aventures qui aient traversé notre époque.
On peut ne pas croire à l'éternité des choses, et il faut convenir que les bouleversements formidables en perspective balaieront bien des institutions et des expériences. Il est néanmoins difficile d'admettre que dans une société où le travail, toujours indispensable, sera devenu souverain, la journée qui lui est consacrée disparaîtra. Elle prendra des formes nouvelles, voilà tout, et la sève qu'elle porte s'accordera avec les exigences d'un corps social en continuelle transformation.
Le passé enseigne l'avenir. Le 1er Mai, qui, pendant plus de soixante ans, a su résister à toutes les bourrasques et a su élargir considérablement le champ de son activité, saura se dépasser en se renouvelant.
[...] C'est qu'il y a dans chacune des éclipses de cette épopée vécue par l'âme ouvrière un secret qui, pour être profondément enfoui, n'en est toujours pas moins toujours vivant et se révèle avec éclat après les années de cauchemar. On croit mort le 1er Mai et il n'est que replié sur lui-même. Et, de même, au plus fort de ses meurtrissures et de ses déformations, le peuple lui garde sa vertu. Aucune tendance centrifuge ne peut remettre en question ce qui est acquis. Il laisse des assises si fortement ancrées dans la conscience populaire, il porte en lui un si haut souvenir et un espoir si tenace qu'il conserve, malgré tout, sa raison d'être. On doit donc reconnaître et affirmer fortement qu'il y a quelque chose d'irréductible et de permanent dans le 1er Mai et, en ce sens, on peut dire que c'est un grand jour promis à l'avenir. (Maurice Dommanget)

L'amalgame libéral/liberté est un des principaux lieux communs qui fait des libertés fondamentales un élément consubstantiel de l'économie de marché. Un simple regard en arrière suffirait pour voir qu'elles n'ont pas été généreusement octroyées par les classes dominantes mais conquises de haute lutte durant deux siècles, si « les travestissements de l'histoire » ne les avaient pas fait passer aux oubliettes. « Parmi ceux qui défilent paisiblement le 1er Mai, combien savent qu'ils commémorent la grève sanglante de 1886 aux usines McCormick à Chicago ? » Nul doute qu'ils ne soient guère nombreux. Mais pour que les premiers intéressés A ces travailleurs, syndiqués ou non, qui défilent le 1er Mai A puissent l'apprendre, encore aurait-il fallu que cette histoire-là soit accessible aux lecteurs. Une grande histoire du 1er Mai avait bien été écrite par Maurice Dommanget, mais ce livre n'était depuis longtemps plus disponible.

[...] S'il est encore trop tôt pour juger du devenir, de l'élargissement et de l'enracinement de cette initiative, elle illustre parfaitement la nécessité d'un renouvellement de la problématique du 1er Mai tenant compte des modifications de fond du salariat et du système capitaliste A certains s'interrogent sur la naissance d'un précariat en passe de le remplacer. Si d'autres journées de contestation tentent de s'imposer, comme, par exemple, la journée sans achat, au mois de novembre de chaque année, elles sont encore loin de pouvoir rivaliser avec le 1er Mai qui garde le bénéfice d'une existence séculaire et d'une symbolique forte. Pour revenir à ses orgines subversives, il lui faudra avant tout adopter une revendication unifiante, telle celle des huit heures au XIXe siècle, autour de laquelle une classe salariale morcelée et précarisée pourrait se retrouver majoritairement afin d'imposer de nouveaux droits, indispensable premier pas non seulement pour arrêter les reculs sociaux enregistrés depuis une vingtaine d'années, mais aussi pour refonder en actes l'espoir d'une autre société enfin humaine et solidaire. (Charles Jacquier)
Préface de Charles Jacquier
L'Histoire du Premier Mai de Maurice Dommanget est le seul ouvrage majeur réalisé, en langue française, par un témoin contemporain sur cette vaste manifestation. Il y développe une réflexion sur les luttes socio-politiques qui ont amené cette date à être la journée internationale des travailleurs à partir de 1889, puis la fête du travail, jour chômé. Un important travail de recherche lui a permis de nous donner à lire les heures sombres et glorieuses de ces manifestations, commémorations du 1er Mai sanglant de 1886 à Chicago. Au travers de cette réédition, c'est tout un pan de l'histoire sociale du XXe siècle qui se déroule sous nos yeux, jusqu'aux années soixante-dix.
Le 1er Mai, en dépit de ses points faibles, de sa tendance à des manifestations stériles, conventionnelles, infécondes, d'une part, à des manifestations bruyantes, spectaculaires, sectaires d'autre part, comme à ces déformations qui, en le sclérosant, l'éloignent de son principe originel, reste une des plus nobles aventures qui aient traversé notre époque.
On peut ne pas croire à l'éternité des choses, et il faut convenir que les bouleversements ...

HISTOIRE SOCIALE ; ORGANISATION DU TRAVAIL ; SYNDICAT ; SOCIOLOGIE DU TRAVAIL

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- 395 p.
ISBN 2080814001

Paru en 1995 sous un titre qui suscita la polémique, Le Travail. Une valeur en voie de disparition a été perçu comme un manifeste contre le travail et une prophétie annonçant le déclin de la valeur travail. Le débat qui s'est alors ouvert, auquel fut associé, notamment, Jeremv Rifkin, ne s'est depuis plus refermé. Dominique Méda y revient, quinze ans plus tard: la valeur travail s'est-elle dégradée ? Faut-il réhabiliter le travail? Est-ce la fin du travail ? Elle précise les raisons pour lesquelles le débat auquel elle invitait alors - comprendre si le travail peut ou non, en régime capitaliste, devenir une oeuvre à la fois individuelle et collective - n'a pas pu avoir lieu. Cet ouvrage démontre, en mobilisant les principaux textes philosophiques et l'histoire des idées politiques, comment le travail est devenu une valeur centrale. Il invite à remettre sur le métier la question lancinante du rôle que tiennent l'échange économique et le travail dans la fabrique du lieu social. Il propose enfin une voie pour permettre à tous les membres de la société, hommes et femmes, d'accéder non seulement au travail - un travail décent ou soutenable -, mais aussi à l'ensemble de la gamme des activités, qu'elles soient amicales, politiques, parentales ou de développement personnel, qui constituent le bien-être individuel et social. Paru en 1995 sous un titre qui suscita la polémique, Le Travail. Une valeur en voie de disparition a été perçu comme un manifeste contre le travail et une prophétie annonçant le déclin de la valeur travail. Le débat qui s'est alors ouvert, auquel fut associé, notamment, Jeremv Rifkin, ne s'est depuis plus refermé. Dominique Méda y revient, quinze ans plus tard: la valeur travail s'est-elle dégradée ? Faut-il réhabiliter le travail? Est-ce la fin ...

PHILOSOPHIE SOCIALE ; CONDITIONS DE TRAVAIL ; PENSEE CRITIQUE ; SOCIOLOGIE DU TRAVAIL

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