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Documents  BLAIRON Jean | enregistrements trouvés : 6

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- n° 178 - pp.16-20

"On ne peut analyser le couple bénévole/professionnel en faisant l'économie d'une analyse de l'associatif, de son histoire, de ses rapport à l'Etat et à la société, des logiques qui le traversent, des relations qu'il entretient avec son environnement, des fils qui se nouent entre ceux qui y oeuvrent ..."

BENEVOLAT ; IDENTITE PROFESSIONNELLE ; PROJET DE SOCIETE

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- 11 p.

"[...] Déni de rôle, dans la mesure où le secteur associatif, acteur central dans la production du capital culturel et symbolique - ou mieux dans la production des conditions de toute production dans une économie de la connaissance, qui accorde une importance nouvelle aux ressources subjectives (comme la confiance, l'image, le crédit...)- n'est pas présenté comme tel, ce qui permet au passage, notons-le, son exploitation éhontée.
[...]
La " culture " " moderne " de " l'évaluation " participe, comme principe de " justification " à cette exploitation, voire prépare l'invasion du territoire associatif et réunit les conditions de sa spoliation généralisée.
[...]
C'est que le faux surgissement de la culture de l'évaluation correspond, en termes de relations de structure, non seulement à la volonté de créer un marché de l'évaluation, mais aussi à transformer en marché cette part de l'économie qui est basée sur l'engagement et la réciprocité si ce n'est sur le désintéressement : le secteur associatif.
Les transformations de l'économie de la première industrialisation en une économie de l'information (appelée aussi immatérielle) ont en effet été accompagnées d'un travail idéologique, entrepris à l'initiative de fondations privées, qui tend à présenter le modèle du marché comme le modèle de toute forme d'échange.
Ce discours néo-libéral opère un " renversement de toutes les valeurs " et porte systématiquement le doute sur les mécanismes de régulation mis en place par l'Etatprovidence, sur le sens et les valeurs que donnent à la pratique les collectifs, sur les relations libres qui se nouent sur le lieu du travail, sur les rapports de coopération qui en font l'efficacité réelle. La production du désarroi est une pièce maîtresse de cette stratégie." (Citation page 3)
"[...] Déni de rôle, dans la mesure où le secteur associatif, acteur central dans la production du capital culturel et symbolique - ou mieux dans la production des conditions de toute production dans une économie de la connaissance, qui accorde une importance nouvelle aux ressources subjectives (comme la confiance, l'image, le crédit...)- n'est pas présenté comme tel, ce qui permet au passage, notons-le, son exploitation éhontée.
[...]
La " culture ...

VIE ASSOCIATIVE ; MILIEU INSTITUTIONNEL ; EVALUATION

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- 11 p.

"... il convient aujourd'hui de combiner dans les associations trois dimensions : assurer une verticalité équitable (ce qui veut dire un pilotage assumé, dont les voies sont définies et assorties de voies de recours); reconnaître la légitimité d'une horizontalité (ce qui implique de reconnaître des rapports de coopération, mais aussi le droit à l'exercice d'une socialité autonome sur le lieu du travail); promouvoir ce que Félix Guattari appelait la « transversalité », c'est-à-dire la possibilité pour le collectif de travail de fonctionner comme « groupe-
sujet », travaillant son propre assujettissement (c'est-à-dire travaillant sur ses contraintes externes comme sur les rapports de pouvoir internes), en incluant de plein droit les bénéficiaires dans ce travail de soi sur soi." (Citation page 2)
"... il convient aujourd'hui de combiner dans les associations trois dimensions : assurer une verticalité équitable (ce qui veut dire un pilotage assumé, dont les voies sont définies et assorties de voies de recours); reconnaître la légitimité d'une horizontalité (ce qui implique de reconnaître des rapports de coopération, mais aussi le droit à l'exercice d'une socialité autonome sur le lieu du travail); promouvoir ce que Félix Guattari appelait ...

LEGISLATION--BELGIQUE ; VIE ASSOCIATIVE ; EVALUATION NORMATIVE ; MILIEU INSTITUTIONNEL

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- 11 p.

Nous avons été sollicité par le mouvement Lire et Ecrire pour participer à un séminaire portant sur la question suivante : « Quelle conception de la qualité pour une éducation non formelle des adultes ? » (Saint-Gilles, 18 novembre 2016). Le
séminaire souhaitait notamment étudier les conséquences possibles de la volonté de l'Union européenne « d'améliorer la formation en promouvant une certaine conception de ce qu'est une « bonne » formation, c'est-à-dire des objectifs et
normes vers lesquels les opérateurs doivent tendre ». La question précise qui nous était soumise était la suivante :
La qualité au sens de l'éducation populaire, ça veut dire quoi ? En quoi cette question peut-elle mettre en tension les associations /acteurs de l'éducation permanente ?
Ramené à sa structure première, notre raisonnement a été le suivant : on ne peut espérer défaire ce que le monde social a fait en adoptant les manières mêmes qu'il a eues de le faire ; c'est pourtant ce que risque bien de produire l'introduction d'une « logique » « qualité ».
Nous avons été sollicité par le mouvement Lire et Ecrire pour participer à un séminaire portant sur la question suivante : « Quelle conception de la qualité pour une éducation non formelle des adultes ? » (Saint-Gilles, 18 novembre 2016). Le
séminaire souhaitait notamment étudier les conséquences possibles de la volonté de l'Union européenne « d'améliorer la formation en promouvant une certaine conception de ce qu'est une « bonne » formation, ...

EDUCATION PERMANENTE--BELGIQUE ; EVALUATION

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- 16 p.

La question d'une « démocratie technique » est bien celle-ci : qui a droit à la parole pour dire ce qui est acceptable en matière de construction de la réalité ? Cette question en suppose une autre : qui est légitime pour participer au débat scientifique et technique ? En nous appuyant sur le concept de démocratie technique et sur les analyses de l'équipe de Michel Callon, nous espérons avoir montré que l'éducation permanente avait un rôle plein et entier à jouer dans la production de connaissances. Pour reconnaître ce rôle, il faut en premier lieu déplacer les oppositions de sens commun : experts/ profanes ; connaissance objective/croyance subjective ; dimension technique/dimension expérientielle.
Le déplacement de ces oppositions plaide pour une coopération entre « recherche de laboratoire » et
« recherche de plein air » et conduit à penser que la « construction collective de savoirs » excède la
seule dimension de travail de groupe : c'est à l'ouverture et à l'articulation de différents collectifs de recherche qu'il faut oeuvrer si l'on suit ce point de vue.
La question d'une « démocratie technique » est bien celle-ci : qui a droit à la parole pour dire ce qui est acceptable en matière de construction de la réalité ? Cette question en suppose une autre : qui est légitime pour participer au débat scientifique et technique ? En nous appuyant sur le concept de démocratie technique et sur les analyses de l'équipe de Michel Callon, nous espérons avoir montré que l'éducation permanente avait un rôle plein ...

EDUCATION PERMANENTE--BELGIQUE ; CONNAISSANCE

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