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Documents  BILINGUISME | enregistrements trouvés : 47

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U V

- n° 207 - pp.

"...fait du français un objet d'apprentissage et un objet culturel participant à la construction de l'identié individuelle..."

BILINGUISME ; biographie langagière ; SOCIOLINGUISTIQUE ; ANALYSE DE PRATIQUES ; ESTIME DE SOI

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U V

- n° 1 - pp. 115-126

Une enquête sur la fréquence des acivités de lecture de jeunes d'origine turque (2ème génération) scolarisés en France ou en Angleterre;

ENQUETE ; BILINGUISME

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U V

1. Promouvoir l'intégration sociale par l'éducation bilingue ou en langue maternelle , Séance de stratégie III.3 , in Forum mondial sur l'éducation , Dakar , Sénégal , 26 - 28 avril 2000.
2. La Suède et l'enseignement des langues et cultures d'origine : la fin du "modèle"? / Béatrice Cabu , in Migrants - Formation , n° 108 , Mars 1997.
3. Peut-on combattre l'illettrisme? Aspects sociolinguistiques de l'inégalité des chances à l'école / William Labov , in Actes de la Recherche en Sciences Sociales , n° 10 , décembre 1993.
1. Promouvoir l'intégration sociale par l'éducation bilingue ou en langue maternelle , Séance de stratégie III.3 , in Forum mondial sur l'éducation , Dakar , Sénégal , 26 - 28 avril 2000.
2. La Suède et l'enseignement des langues et cultures d'origine : la fin du "modèle"? / Béatrice Cabu , in Migrants - Formation , n° 108 , Mars 1997.
3. Peut-on combattre l'illettrisme? Aspects sociolinguistiques de l'inégalité des chances à l'école / ...

LANGUE MATERNELLE ; ALPHABETISATION DANS LA LANGUE MATERNELLE ; APPRENTISSAGE D'UNE LANGUE SECONDE ; BILINGUISME ; LINGUISTIQUE ; LANGUE DOMINANTE

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y

- 374 p.
ISBN 978-2915271997

Changer de langue est aussi changer de culture. Dans ces conditions, tout se traduit-il ? Quelle est la nature du transport qui se réalise effectivement à l'occasion du passage d'un idiome à un autre ? Transmettre un sens n'implique-t-il pas parfois une acclimatation, si ce n'est même une hybridation ? Linguistes, spécialistes de littérature, traducteurs et philosophes confrontent ici leur expérience, interrogeant les types de résistance que rencontre la circulation linguistique, et les stratégies élaborées pour y répondre.
SOMMAIRE
LES CHAMPS DU TRADUIRE : POESIE, CINEMA, PHILOSOPHIE. Traduire la poésie de Gerardo Diego. Traduction, langage et compréhension chez Gadamer. Traduction et doublage : le cas du cinéma d'animation pour les enfants. DEPLACEMENTS, REAPPROPRIATIONS ET HYBRIDATIONS. L'esprit élastique : une perspective sur les changements conceptuels. "Lorsque j'ai choisi le livre de Sénèque" Les enjeux d'une lecture philosophique. La traduction inédite en France des Nouvelles amoureuses et exemplaires (1637) de Maria de Zayas : transmission et réhabilitation d'un discours en faveur des femmes. LA TRANSMISSION ET SES RESISTANCES. Illusion du bilinguisme au Canada ? Impacts et limites de la Loi fédérale sur les langues officielles 1969-2015. Au royaume des transferts linguistiques, les ajustements sont rois - A propos des aspects culturels à prendre en compte dans la traduction des éléments idiomatiques. Amicalement vôtre ou les surprises du doublage. TERRITOIRES CULTURELS, PASSAGES LINGUISTIQUES. Perdu(s) dans la traduction ? Sur l'expérience de l'apprentissage d'une langue étrangère à l'âge adulte. Le sacrifice du lointain dans la traduction de L'agonie de l'Europe (1945) de Maria Zambrano. L'architecture est un geste - Variations sur un motif wittgensteinien
Changer de langue est aussi changer de culture. Dans ces conditions, tout se traduit-il ? Quelle est la nature du transport qui se réalise effectivement à l'occasion du passage d'un idiome à un autre ? Transmettre un sens n'implique-t-il pas parfois une acclimatation, si ce n'est même une hybridation ? Linguistes, spécialistes de littérature, traducteurs et philosophes confrontent ici leur expérience, interrogeant les types de résistance que ...

INTERCULTUREL ; BILINGUISME ; LANGUE ; CULTURE ; RELATION LANGUE-CULTURE

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U V

Extrait
Vagabondages autobiographiques
"Ce livre est né d'un certain nombre d'interpellations. Des amis, d'anciens élèves, des collègues m'ont posé, à de nombreuses reprises, des questions sur mon itinéraire, parce qu'ils étaient intrigués par les facettes que j'avais pu adopter au cours de mon existence, et peut-être fait apparaître. J'ai mis longtemps à me décider avant d'en faire un vrai livre.
Au départ, j'aurais aimé écrire une hétéro-biographie, c'est-à-dire ne parler que des autres, de ceux que j'avais croisés au cours de mon cheminement. Finalement, je me suis résolu à découper ce livre de manière plus intelligible en insistant sur le problème d'une pensée qui se déploie entre des langues, dans les champs de force que les langues créent entre elles, avec des problèmes qui naissent de leurs différences et parfois de leurs convergences - apparentes ou réelles, et c'est tout le problème. Les situations ici décrites correspondent chaque fois à une difficulté majeure que l'on rencontre lorsque l'on navigue entre deux langues - pour moi, c'est évidemment l'allemand et le français, avec simplement une particularité, en arrière-plan, une troisième langue, celle que l'on ne parle pas, le grec ancien. La conséquence de cette constellation est que, contrairement à ce qu'on fait généralement quand on parle de cette tension entre les langues, je ne me suis pas intéressé prioritairement au lexique. On fait normalement de très beaux dictionnaires dans lesquels on montre qu'esprit ne veut pas dire Geist et que Geist ne veut pas dire Mind, et qu'il y a là une richesse qui appartient aux langues de manière immémoriale. En effet, la transformation des langues n'est pas quelque chose qui appartient seulement à l'histoire - transformation par les auteurs, par ceux qui pensent dans les langues ; chaque langue, avec son caractère propre, est bien plutôt une révélation originelle dans laquelle on devait séjourner. Avec le grec, la langue muette en arrière-plan, je me suis beaucoup plus intéressé à la structure syntaxique, et je suis convaincu que ce qui se joue entre les langues a lieu au niveau de la syntaxe.
Je ne suis absolument pas original en disant cela : c'est Humboldt qui, le premier, s'en était aperçu en 1798, lorsque, à l'invitation de l'abbé Sieyès, il essaya d'expliquer la philosophie kantienne aux philosophes parisiens. Après avoir parlé à son auditoire pendant sept heures, il ne rencontra qu'une incompréhension totale : le français de Kant, dont les mots étaient corrects, détonnait par sa structure syntaxique, et, au bout du compte, ses auditeurs ne le comprenaient pas. Dans une lettre célèbre adressée à son ami Brinkmann, Humboldt rapportera l'épisode à peu près dans ces termes : «Le palais, au sens de la gastronomie linguistique, le palais des Parisiens est tellement délicat que ce que je peux leur proposer ne leur convient pas, et donc je vais cesser de faire ces efforts qui portent sur des idées. Je ne vais plus faire de la philosophie, je vais étudier les langues, et d'ailleurs je vais commencer par le basque.»
Cette remarque montre à quel point, en cette fin du siècle des Lumières, le français résistait à ce que Humboldt voulait lui faire dire, à partir de la pensée kantienne élaborée en allemand. C'est cette difficulté-là, qui réside dans les structures syntaxiques, que Humboldt qualifie au terme de sa carrière de «construction» (il parle de Bau, l'«édifice»), une construction qui détermine profondément la manière de parler. Traversant l'Allemagne, en 1807, pour faire la tournée de toutes les têtes pensantes, Germaine de Staël se plaignait, à son tour, du fait qu'il n'y avait pas de conversation possible avec les Allemands, parce que, chez Goethe par exemple, ceux qui prenaient la parole ne la lâchaient pas avant d'avoir terminé leur phrase. Pour elle, une conversation consistait précisément à emboîter le pas à celui qui parlait, quitte à l'interrompre, et à prolonger ce qu'il disait dans une sorte de connivence, parfois tout à fait amicale. Or c'est impossible en allemand, parce que le verbe, qui joue un rôle éminent, est placé en fin de phrase...«L'éducationoffre une chance extraordinaire à ceux qui sont des «personnes déplacées»: celle de tirer profitde la distance qui s'instaure à l'intérieur d'eux-mêmes» Voici un livre exceptionnel. Penser entre les langues est cette chose très rare, une autobiographie intellectuelle, écrite par un véritable penseur qui pense en racontant ou, si l'on préfère, qui raconte pourquoi sa pensée a pris, au cours de cinq ou six décennies, la forme qui est la sienne. Heinz Wismann est à la fois l'un des meilleurs hellénistes spécialistes de la philosophie grecque, et notamment des penseurs présocratiques, et un des meilleurs connaisseurs de l'herméneutique allemande des XIXe et XXe siècles. Ce n'est pas la combinaison de l'hellénisme et de l'herméneutique qui est surprenante, c'est le fait que cette combinaison soit racontée par un Allemand qui non seulement écrit en français mais vit et enseigne en France où il est directeur d'études à l'EHESS. Entre les langues veut donc dire ici à la fois entre la France et l'Allemagne ­ ce qui pour quelqu'un né en 1935 n'est pas une situation anodine ­ et entre ces deux langues et le grec (ainsi que le latin). Pour Wismann comme pour la plupart des gens dans une situation comparable, une telle pluri-domiciliation linguistique est d'abord le fruit du hasard. Ce hasard, il en donne une description extraordinaire dans le premier chapitre, «vagabondages autobiographiques», dans lequel il raconte comment il a fui Berlin devant l'Armée rouge avec sa mère et sa petite soeur. Il fournit un tableau aussi saisissant qu'émouvant, tant par sa discrétion que par son ironie amusée. L'image du petit Heinz traversant le dernier pont ouvert de la zone, que les Russes allaient occuper quelques heures plus tard, avec deux manteaux enfilés l'un sur l'autre sur ses culottes courtes et un cartable contenant une livre de petits pois séchés et sa mythologie grecque, est inoubliable. Cette mythologie ne survivra pas longtemps: il sera contraint de la laisser comme souvenir à un prisonnier français auquel ils s'étaient liés et qui fuyait avec eux. «J'étais en pleurs parce que, ce livre, c'était toute ma vie et lui était en pleurs parce qu'il partait et quittait comme sa famille...» in https://www.letemps.ch/culture/heinz-wismann-se-raconte-philosophe-embusque-entre-langues
Extrait
Vagabondages autobiographiques
"Ce livre est né d'un certain nombre d'interpellations. Des amis, d'anciens élèves, des collègues m'ont posé, à de nombreuses reprises, des questions sur mon itinéraire, parce qu'ils étaient intrigués par les facettes que j'avais pu adopter au cours de mon existence, et peut-être fait apparaître. J'ai mis longtemps à me décider avant d'en faire un vrai livre.
Au départ, j'aurais aimé écrire une hét...

INTERCULTUREL ; BILINGUISME ; PHILOSOPHIE ; LINGUISTIQUE ; PENSEE ; RELATION LANGUE-CULTURE

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